J'ai passé quatorze ans dans un service d'appui aux entreprises, à recevoir des gens qui venaient de déposer leurs statuts ou qui hésitaient encore. Un peu plus de quatre cents dossiers, des micro-entrepreneurs seuls comme des reprises de sociétés de trente salariés.
Ce qui bloquait ces dossiers n'était presque jamais un manque de travail. C'était une décision prise six mois plus tôt, vite, sur un point que personne n'avait pris le temps d'expliquer. J'écris ce magazine pour ces points-là.
Ce que je regarde en priorité :
- Le chiffre avant l'avis : un montant constaté vaut mieux qu'une recommandation générale.
- L'ordre des étapes : la plupart des blocages viennent d'une pièce qu'on aurait dû demander bien plus tôt.
- Le prix du retour en arrière : une décision se corrige, rarement sans frais et jamais sans délai.
- Le cas des petites structures : ce qui est écrit pour des groupes ne s'y applique pas.
Je n'ai rien à vendre ici. Quand je ne sais pas, je l'écris.